- Héritage spirituel
- La lignée
- La Glorieuse Lignée SHANGPA
La Glorieuse Lignée SHANGPA
L’école SHANGPA
La lignée de transmission Shangpa trouve son origine en Inde autour du Xe siècle avec deux femmes : la Dakini Nigouma, soeur du célèbre sage bouddhiste indien Naropa, et la Dakini Soukhasiddhi.
Durant toute son histoire, la lignée Shangpa ne s’est jamais transformée en institution ou en école. Elle est avant tout une lignée de pratique et n’a jamais été impliquée dans les luttes pour le pouvoir ou les richesses. La plupart de ses détenteurs furent de grands yogis vivant dans des ermitages, ayant tous atteint un haut niveau de réalisation spirituelle.
La lignée Shangpa a eu très peu de monastères, était sans hiérarchie, et est restée longtemps une lignée « secrète » transmises de maître à disciple. À chaque génération, plusieurs branches sont apparues ; certaines d’entre elles ont disparu et d’autres ont perduré. De plus, elle fut souvent détenue par des maîtres d’autres lignées et écoles du bouddhisme tibétain.
Le fondateur tibétain de l’école Shangpa s’appelle Kyoungpo Neljor. Il naquit probablement en 984 à Nyemo Ramang, au centre Ouest du Tibet. Au cours de sa vie il se rendit sept fois en Inde et au Népal, à la recherche des enseignements bouddhistes authentiques. On lui connaît de nombreux maîtres, comme Maitripa, Dorjedenpa et Rahula. Parmi eux, il y eut deux femmes extraordinaires qui avaient atteint le parfait éveil : Nigouma et Soukkhasiddhi. Il est même dit qu’elles avaient reçu des enseignements directement du Bouddha Vajradhara, le bouddha primordial, l’essence de tous les bouddhas. . « Shang » est le nom de la région où il s’établit.
Il transmit les enseignements de Nigouma à un seul de ses disciples, Mochok Rinchen Tsondru (Mochokpa).
La lignée Shangpa est souvent citée comme étant la « lignée secrète », car Nigouma donna comme instruction à Kyoungpo Neldjor de ne transmettre les enseignements qu’à un seul disciple pendant les sept premières générations (en commençant au Bouddha Vajradhara et comprenant Nigouma). De Mochokpa, la lignée passa à Kyergang Chökyi Sengué (Kyergangpa), puis à Nyentön Rigung Chökyi Sherab (Rigongpa), et Sangyé Tönpa.
Ces sept premiers maîtres sont connus comme les Sept Grands Joyaux de la tradition Shangpa. Sangyé Tönpa fut le premier maître qui donna ses instructions à plus d’un seul de ses disciples, et à partir ce moment, plusieurs lignes de transmissions se sont développées. La raison pour laquelle la lignée resta secrète de cette manière fut pour l’empêcher de devenir une tradition monastique ; elle devait être pratiquée plutôt que codifiée.
Parmi les détenteurs de la lignée, on trouve des maîtres très connus comme Thangtong Gyalpo (auteur entre autres du texte de la liturgie de Tchenrezi), Kunga Drölchok, Jetsün Taranatha qui eut une grande influence dans l’histoire du Tibet et fut connu pour avoir reçu directement l’influence de la dakini Nigouma.
Bien que les enseignement Shangpa fussent considérés comme très élevés et fussent assimilés par de nombreuses écoles, la tradition ne s’est jamais transformée en institution, avec de grands monastères. Malgré tout, ses enseignements sont toujours pratiqués et transmis dans de petits centres de retraite dans tout l’Himalaya. Au XIXe siècle, Jamgön Kongtrul rassembla les transmissions toujours vivantes et assura leur continuité en les incluant dans son célèbre Trésor des Instructions Sacrées (dam ngak mdzöd).
L’actuel détenteur principal de la lignée est Kyabjé Kalou Rinpoché.
Depuis Kyoungpo Neljor jusqu’à Kyabjé Kalou Rinpoché, notre maître et fondateur de ce centre de Paldenshangpa La Boulaye, la transmission s’est maintenue sans dégradation, dans toute son intégrité. C’est une grande chance de pouvoir se rattacher à une telle lignée.


